Les voeux de Martine Aubry pour 2009
6 janvier 2009Martine Aubry au Conseil national du 6 décembre 2008
10 décembre 2008Le pouvoir d’achat est l’oublié de ce plan de relance
5 décembre 2008Conférence de presse : Martine Aubry réagit au plan de relance économique du président de la République
La France n’a pas de plan de relance à la hauteur de la crise dans laquelle le pays s’enfonce. Nous sommes en récession depuis la crise financière, le chômage augmente depuis 8 mois et nous avons encore aujourd’hui plusieurs annonces de licenciements.
Le problème majeur est le pouvoir d’achat, et c’est ce qui bloque la relance de la consommation. Sur ces sujets, aucune annonce, si ce n’est une prime de 200 euros pour 3,8 millions de Français.
Rien sur le logement, si ce n’est le crédit de recyclage et de rattrapage.
Rien sur les investissements publics qui n’ait déjà été prévu, de remboursement pour les entreprises qui sont des dettes de l’État et quelques mesures structurelles inefficaces.
Ce que nous demandions, c’est ce que Gordon Brown a fait en Grande Bretagne et ce que Jose-Luis Zapatero a annoncé la semaine dernière en Espagne : une relance du pouvoir d’achat pour les plus faibles, ceux qui en ont besoin pour vivre correctement et la relance du logement social pour relancer un secteur en souffrance, un accompagnement des collectivités locales qui représentent 73 % des investissements publics et des mesures pour ceux atteints par les licenciements ou qui risquent de l’être.
La France n’a donc toujours pas de plan de relance à la hauteur de la crise qui s’installe et que les Français subissent au quotidien.
La France a vu arriver la crise dans une situation pire que celle de nos voisins, puisque nous étions déjà en crise avec notamment l’augmentation du chômage. Le pouvoir d’achat est en berne et la croissance des ménages est la plus basse depuis que les indices existent. La crise financière n’est pas derrière nous et nous avons accompagné avec responsabilité les mesures d’urgence que le gouvernement a souhaité prendre, pour sauver l’argent des Français. Nous avions posé des conditions qui n’ont pas été respectées et les craintes que nous avons, sont fondées. Les crédits accordés aux banques devaient l’être en contrepartie d’actions. L’État aurait dû entrer dans les conseils d’administration et comme il n’y est pas il n’a aucune prise sur les crédits, car les particuliers ne reçoivent pas l’argent utile pour leurs projets de logement ou d’investissement.
Pourtant autour de nous, tout le monde bouge. B. Obama a mis le plan Paulson au frigidaire en disant que ce plan de rachat n’était pas suffisant pour répondre à la crise économique et il proposera un plan quand il sera en fonction pour ceux qui sont le plus en difficulté et aussi pour les infrastructures routières, ferroviaires et pour l’automobile.
En Europe, nous avons vu celui de G. Brown pour l’accompagnement des banques qui sur le plan intérieur augmente les impôts des plus riches pour financer des opérations de relance de l’activité. La semaine dernière Zapatero a lancé un plan de relance de 11 milliards d’euros dont 8 pour les collectivités territoriales, le logement et les infrastructures, après avoir donné 400 euros pour ceux qui gagent moins de 25000 euros à l’année. A Madrid, l’ensemble des leaders européens, chefs de la majorité ou de l’opposition socialistes ont demandé dans un projet de déclaration commune datant du 30 novembre plusieurs choses :
- un accroissement des investissements publics,
- une relance coordonnée au niveau européen par un grand programme sur les infrastructures (TVG, Internet à haut débit, …),
- une relance du pouvoir d’achat pour les plus précaires, chômeurs et travailleurs en grande difficulté.
Toute l’Europe dit la même chose et la France attend.
Le budget de rigueur préparé par le gouvernement, annonçait la crise et il rajoute même de la crise à la crise. Ni les emplois aidés, ni les quelques contrats de transition ne sont à la hauteur de l’enjeu. C’est un plan pour quasi rien, tant les éléments majeurs de relance économique ne sont pas à la hauteur.
Quelques exemples :
* une prime de 200 euros pour les 3,8 millions de bénéficiaires du RSA, c’est toujours bon à prendre, mais ce que nous demandons c’est d’abord une augmentation des salaires et des minima sociaux, alors que l’indemnité chômage est contrainte dans le temps et dans ses montants.
* La PPE a été supprimée à la moitié des ménages qui percevaient le RSA.
* Le plan de relance annoncé est de 27 milliards d’euros, sur 2 ans, dont 10 milliards pour les investissements publics. Sur cette somme, 2 milliards seulement iront aux collectivités publiques. L’État annonce qu’il va enfin prendre part dans le financement État-région, dans des contrats signés et qu’il n’a jusqu’à présent pas honorés.
* Le plan de relance de la France consiste à faire ce que la France n’a pas fait depuis 3 ans envers les entreprises : il va rembourser à hauteur de 11 milliards les dettes qu’il a envers les PME en les anticipant de quelques mois.
* La relance du logement. Derrière les annonces de 1,8 milliards d’euros prévus, il y a déjà eu des baisses. 8 millions de personnes attendent d’être logées. Nous demandons la réalisation de 300 000 logements sociaux par an, soit 7,5 milliards d’euros. Aujourd’hui, le gouvernement annonce seulement 240 millions d’euros, ce qui permettra la création de 15 000 logements sociaux par an. C’est effrayant par rapport à l’ampleur de la crise dans ce secteur.
* Après les Balladurettes, vient le temps des Sarkozettes,1000 euros pour la prime à la casse qui n’aura qu’un effet d’aubaine éphémère.
* La dérégulation en matière d’urbanisme et en matière de réforme des marchés publics. Il y a eu une loi il y a 2 ans qui a augmenté les plafonds de marchés publics au-dessous desquels les appels d’offres sont nécessaires. En augmentant ces plafonds, on empêche la mise en concurrence de ces marchés et on met en parenthèse les règles de l’urbanisme, ce qui est curieux pour un gouvernement attaché au libéralisme.
Nous aurions plutôt souhaité que l’on mette la loi TEPA entre parenthèse, que le gouvernement reprenne 15 à 20 milliards des niches fiscales, ou que l’on revalorise le minimum vieillesse, un doublement de la PPE, ou la baisse de la TVA. Rien de tout cela. Nous allons nous enfoncer dans la crise, peut-être plus que d’autres. Je pense à ceux qui sont dans l’angoisse et pour cela rien de neuf, le pouvoir d’achat est l’oublié de ce plan de relance.
Aubry veut la « renaissance » du PS
2 décembre 2008
PARIS (AFP) — La nouvelle première secrétaire du PS Martine Aubry a délivré mardi un message d’unité et d’encouragement aux députés socialistes, sonnés après le Congrès délétère de Reims, martelant qu’elle a besoin d’eux pour une « renaissance » du parti.
« C’est la fin de notre Congrès, on redémarre », a-t-elle lancé lors de cette réunion à l’Assemblée avec le groupe SRC (PS, radicaux et divers gauche, 204 élus), la première depuis son accession à la tête du PS.
La numéro un socialiste a ainsi vu un « symbole de renaissance » dans la nette victoire du socialiste François Deluga sur un candidat UMP dans une législative partielle dimanche en Gironde: « après notre Congrès, la gauche est là ».
« Le PS a besoin de vous collectivement (…) j’ai besoin de chacun d’entre vous », a-t-elle dit aux députés du groupe quasiment au complet, dans un exercice de « câlinothérapie ».
Au premier rang, François Hollande, prédécesseur de Mme Aubry, qui a dirigé le PS pendant 11 ans.
Egalement présents Manuel Valls et Delphine Batho (proches de Ségolène Royal), mais aussi Elisabeth Guigou, Pierre Moscovici, Daniel Vaillant ou Jean Glavany (partisans de Bertrand Delanoë).
Pour la nouvelle première secrétaire, le PS, « ancré à gauche et profondément renouvelé », « doit redevenir la maison commune » de tous les socialistes, réunissant les « forces », les « compétences » et les « talents » au sein du parti.
Voyant dans l’unité la « garantie de notre succès », la maire de Lille a appelé les socialistes à parler d’ »une même voix, quel que soit le sujet », citant le débat sur la crise financière qui avait « mal démarré ».
Traçant la feuille de route, Mme Aubry a martelé : « nous devons anticiper, définir une position et la défendre tous ensemble » car « la crédibilité d’un parti, c’est la force de la dénonciation, mais aussi la force de la proposition ».
Exhortant à « travailler mieux entre le parti et les groupes parlementaires », Mme Aubry, ni députée ni sénatrice « comme les autres candidats au poste de premier secrétaire », a appelé à « travailler en commun avec les permanents du parti ».
Ainsi, les deux présidents de groupe (Assemblée et Sénat) devraient assister au secrétariat national toutes les semaines. « Je serai là autant que possible », a-t-elle promis.
En l’accueillant dans « cette maison (qui) est la tienne », le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a dit vouloir « avec toi, Martine », « tourner la page des temps compliqués que nous venons de traverser ».
Allusion à des manifestations d’indiscipline au sein du parti, M. Ayrault a souhaité que « désormais, les (décisions) de vote soient pleinement respectées par les membres du groupes ».
Pour le patron des députés PS, « ce n’est pas ici » que le « pouvoir » trouvera de « nouvelles recrues gouvernementales » alors que des noms de socialistes (comme celui de Manuel Valls…) circulent pour un éventuel approfondissement de « l’ouverture » sarkozyste.
Signe du retour à la « confiance » et à la « convivialité » qu’elle appelle de ses voeux, Mme Aubry a offert en cadeau d’anniversaire deux livres de l’écrivain japonais Murakami au député « royaliste » de la Nièvre, Gaëtan Gorce.
André Vallini a salué l’intervention « positive » et « tonique » de la nouvelle patronne.
Selon lui, le Congrès de Reims ne doit « plus être qu’un mauvais souvenir ». « Je rassure la droite, l’opposition est en train de se remettre en état de marche », a-t-il conclu.
Devant les socialistes européens, Aubry prône un nouveau modèle économique
2 décembre 2008
AFP – Martine Aubry s’est faite lundi l’avocate d’un « nouveau modèle » économique face à la crise, pour sa première sortie européenne depuis sa désignation à la tête du Parti socialiste français, à l’occasion d’une réunion de leaders socialistes européens à Madrid.
Les socialistes et sociaux-démocrates européens ont adopté un « manifeste » en vue des élections européennes de 2009 « qui va proposer un nouveau modèle par rapport au libéralisme, où l’économique reprend le pas sur la finance », a affirmé la nouvelle première secrétaire du PS.
« La gouvernance mondiale libérale et le libéralisme financier viennent de faire la preuve d’un échec social, moral et économique », a estimé Mme Aubry lors d’une table ronde organisée dans le cadre d’un « conseil » à Madrid du Parti socialiste européen (PSE), la formation qui réunit socialistes et sociaux-démocrates de l’UE.
« La droite va prendre quelques mesures financières et tout va recommencer comme avant », a-t-elle critiqué. « Ce n’est pas le marché qui doit diriger nos vies et la société, mais les hommes et femmes, avec un marché régulé, dans une société où chacun a accès aux droits fondamentaux », a poursuivi Mme Aubry, très applaudie par les militants du PSE.
« Tout l’enjeu des prochaines élections européennes est de convaincre les Européens que l’Europe (…) c’est aussi l’espoir d’un nouveau modèle », a-t-elle dit, appelant les socialistes européens à « parler d’un nouveau modèle face au libéralisme » et à « ne pas se contenter de quelques mesures de régulation financière ».
A la même table ronde, le Premier ministre socialiste portugais, José Socrates, s’est montré beaucoup plus prudent et pragmatique: « Nous devons faire de notre mieux pour rétablir la situation: stabiliser le système financier et résister au populisme et à la démagogie ».
« Notre programme doit se focaliser sur le court terme et le sens de l’urgence doit prévaloir dans notre programme », a conseillé M. Socrates, avant de souligner que son unique « priorité » était « l’emploi ».
« Le Parti socialiste est de retour »
26 novembre 2008
DISCOURS de MARTINE AUBRY à la MUTUALITE – Mardi 25 novembre 2008
Chers camarades, j’ai d’abord un seul mot à vous dire : merci.
Le second va immédiatement à Ségolène pour lui dire : on va, ensemble, gagner pour les Français, j’en suis convaincue.
C’est bien sûr avec à la fois beaucoup d’émotion et de gravité que je reçois la responsabilité que vous me confiez aujourd’hui en pensant d’abord aux femmes. Aux femmes qui se sont battues avant nous pour qu’existe une parité en politique : après que Ségolène ait été la première femme en France candidate à la présidence de la République, je suis fière au nom de toutes les femmes qui se sont battues d’être la première femme Première secrétaire du Parti socialiste.
Je voudrais dire aussi que je sens une responsabilité lourde, mais cette responsabilité lourde, je ne peux l’accepter que parce que vous êtes là vous les quelque 200 000 militants du Parti socialiste.
Cette responsabilité de premier secrétaire a été tenue par des hommes et des femmes éminents, François Mitterrand, Pierre Mauroy -que chacun comprendra que je salue particulièrement-, Lionel Jospin, Michel Rocard, Laurent Fabius, que je salue, Henri Emmanuelli aussi et bien sûr toi, François, à qui je pense tout particulièrement ce soir.
Je voudrais d’abord m’adresser aux militants. Aux militants parce que, dans ce congrès, jour après jour, soir après soir j’en ai rencontrés beaucoup, et que tous se sont battus pour ce qu’ils croient profondément, pour les valeurs du socialisme, pour la conviction qu’ils ont que ce qu’ils proposaient étaient les bonnes réponses pour les Français.
Je crois que nous avons su débattre et discuter à la hauteur de ce qu’est notre parti, un immense parti démocratique.
Alors, on peut rire, on peut se moquer de nos débats, de nos discussions mais j’ai envie de dire à la droite : riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le Parti socialiste est de retour dans les rues, et avec des propositions. Et uni.
Je voudrais dire à tous les militants : bravo pour ce travail. Je voudrais dire à Ségolène et à ses amis -dont je comprends aujourd’hui la réaction tout à fait naturelle – que nous avons tous défendu ce que nous croyons juste.
Je crois que si nous voulons changer ce parti, il faut d’abord que nous acceptions cela. Accepter que, dans un grand parti démocratique, nous puissions penser différemment en nous respectant et j’irai même plus loin, penser différemment en nous faisant confiance, en pensant que, en chacun d’entre nous, il n’y a qu’un seul souci, servir les Français et pour servir les Français, servir le Parti socialiste.
Si nous arrivons dans les jours, dans les mois qui viennent, à donner des signes concrets que cette unité du parti et de l’ensemble des militants est possible, ce congrès de Reims restera comme un congrès qui aura permis à notre parti, de changer profondément à un moment où le monde a changé et où les militants nous ont demandé de changer profondément et de nous renouveler.
Voilà un peu l’état d’esprit qui est le mien.
Les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu et les résultats extrêmement serrés qui en découlent ne me donnent que des devoirs. Le premier devoir qui est le mien, c’est, si elle l’accepte, de rencontrer Ségolène. J’ai entendu, comme elle, ce que nous ont dit les militants à Reims et derrière les militants ce que nous ont dit les Français : « nous voulons retrouver la politique et la gauche, nous voulons un Parti socialiste qui nous défende alors que nous n’avons même plus le courage de nous battre car on a l’impression que nos voix ne sont plus entendues par les pouvoirs en place ». Oui, nous allons revenir avec les valeurs qui sont les nôtres, mais aussi avec les réponses d’aujourd’hui, ce qui nécessite beaucoup de travail. Puis, ils nous ont dit : « il faut renouveler profondément le Parti socialiste, ses pratiques, son fonctionnement ». Les voix qui se sont portées sur Ségolène comme d’ailleurs sur Benoît Hamon sont aussi des voix qui nous ont dit profondément que certains portaient plus que d’autres le renouvellement.
J’ai intégré cela depuis le premier vote des militants.
Notre prochain Conseil national sera sans doute fixé au samedi 6 décembre. Une ligne politique a été arrêtée avec une majorité lors du congrès, mais que, au-delà de cette ligne politique, ancrée à gauche, qui nous impose d’être sur tous les terrains pour défendre les Français, pour défendre les Français qui sont inquiets devant les licenciements qui arrivent, pour défendre les Français qui perdent en pouvoir d’achat, pour défendre les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, pour être capable dès le week-end prochain d’être auprès de nos camarades des partis socialistes et socio démocrates européens pour changer l’Europe pour un autre monde, d’être capable effectivement d’être sur ce terrain-là et d’y travailler dans une ligne politique ancrée à gauche, il faudra aussi profondément nous renouveler.
Il faut véritablement que, dans les équipes que nous allons constituer, il y ait des changements profonds, il faut renverser la table : bien sûr de nouveaux visages, des hommes et des femmes de tous les territoires et de toutes les cultures aux couleurs de la France, une parité absolue dans toutes nos instances ; mais aussi il nous faut aussi renouveler nos attitudes, nos comportements, nous rouvrir sur la société, nous rouvrir vers des hommes et des femmes qui ont envie de construire un projet de gauche face à cette loi du plus fort que nous impose le libéralisme, face à cette puissance du financier par rapport à l’économie, face à ces inégalités qui s’accroissent dans notre pays et dans le monde.
Il faut faire appel à eux, il faut le dire, le Parti socialiste est à nouveau ouvert pour travailler avec vous, pour évidemment un projet porté aux Français, mais aussi porté aux Européens pour un autre monde.
Mon devoir dans les heures qui viennent, c’est de faire en sorte que, sur une ligne qui est celle que les militants ont choisi au congrès, nous soyons capables d’être unis dans un mode de fonctionnement que je vous proposerai, où les élus trouveront toute leur place. Car rien n’est plus étonnant aujourd’hui de voir combien les Français nous font confiance, là où nous sommes et parfois même nous plébiscitent dans nos villes, dans nos départements et dans nos régions et de dire que nous n’utilisons pas cette force extraordinaire des élus et des militants pour construire le projet de demain et là aussi il nous faudra changer nos pratiques.
Nous avons par ailleurs des députés et des sénateurs qui se battent sur le front contre les lois de Sarkozy et même contre les amendements qui arrivent nuitamment pour pousser la retraite à 70 ans. Ces coups-là, nous devons les préparer, il faut que nos parlementaires soient au sein du Parti, il faut que nous débattions avec les présidents des 2 groupes parlementaires, il faut que nous soyons unis pour combattre la droite, mais aussi pour contre-proposer car c’est aussi cela qu’attendent les Français.
Tous les jours on nous annonce un cadeau fiscal pour les plus riches, tous les jours nous apprenons un recul dans le domaine social, que ce soit à la Poste, dans l’audiovisuel, la retraite à 70 ans, le développement du contrat à durée déterminée… Dans nos collectivités locales nous avons à nous battre contre la restriction des crédits et surtout pour accompagner tous ceux qui vivent actuellement des licenciements ou qui vont en vivre.
Nous avons donc le devoir d’être ensemble par rapport à cette situation et de nous mettre au travail pour que, dans deux ans, nous soyons capables d’avoir le projet qui permettra à celui ou à celle qui alors sera choisi de représenter nos couleurs.
Je veux une équipe unie où toutes les sensibilités se sentent bien. L’équipe unie ne veut pas dire que l’on oublie ses fidélités, je ne demande à chacun non pas d’oublier ce qu’il est, ce à quoi il croit, la personne à laquelle il est attaché et c’est cela aussi la politique des liens d’affection, de fidélité qui se nouent, je demande à chacun de dire d’abord : nous sommes tous socialistes nous voulons porter en avant notre parti pour que les Français à nouveau aient l’espoir.
Nous avons une feuille de route collective, dès demain, à mettre en place : rassemblement, renouvellement profond, et travail.
Nous allons le faire ensemble pour incarner à nouveau l’espoir. Nous devons être à la hauteur. Je sais qu’il faudra beaucoup de courage et de ténacité mais je sais que chacun d’entre vous pensez actuellement aux militants et aux Français qui voient ce qui se passe depuis quelques jours dans notre parti et se lamentent.
C’est en pensant à eux et en pensant à tous les militants que je dis: rassemblons-nous, unissons-nous autour d’une ligne de gauche, celle que nous avons voulue lors de notre congrès, mais aussi autour d’un profond renouvellement qui fera que le Parti socialiste, si j’osais, s’appelle le nouveau Parti socialiste ; en tout cas qu’il garde l’essentiel, les valeurs de solidarité, d’égalité et de fraternité qu’il a toujours défendues.
Retrouvez le site de Martine Aubry sur www.martine-aubry.fr
Martine Aubry élue Première secrétaire du Parti socialiste
26 novembre 2008Hier soir, le Conseil national du Parti socialiste, dont la composition est issue du scrutin du 6 novembre sur les motions, a validé les résultats officiels de l’élection du Premier secrétaire du Parti socialiste. Martine Aubry devient donc désormais notre Première secrétaire nationale.
« Rassemblement, renouvellement, remise en marche », tel est le message qu’ont voulu porté les militants lors de ce Congrès. Tel sera aussi la démarche qu’engagera Martine Aubry avec tous les socialistes.
Vous trouverez ci-dessous la déclaration de Martine Aubry, au lendemain du 2nd tour, le 22 novembre dernier.
Appel militant dans le cadre du Congrès du Parti Socialiste
25 novembre 2008Nous militants socialistes, nous adressons à tous nos camarades pour qu’ensemble nous tournions ce parti vers sa mission historique : la défense des opprimés et la transformation de la société.
Lors du congrès de Reims, nous avons choisi une orientation et il nous reste à désigner une direction. Les votes ont exprimé l’exigence d’un renouvellement courageux et d’un ancrage à gauche.
Depuis vendredi, Martine Aubry a été élue première secrétaire du Parti socialiste. La polémique enfle car les résultats sont contestés. Nous faisons confiance aux instances du Parti, celles-là même qui ont permis à notre organisation de fonctionner lors de nos congrès, du référendum interne ou de l’investiture pour l’élection présidentielle, pour résoudre les contestations et régler les conflits. Mais nous refusons de tomber dans le piège des procédures, car pendant ce temps, nous nous éloignons de la politique. Il n’y a pas si longtemps, on évoquait la nécessité pour le Parti socialiste de répondre aux crises qui secouent le monde. Ce monde nous regarde et il se rit de nous.
Nos ennemis ne sont pas les camarades qui ont soutenu une candidate qui a perdu mais la droite qui se réjouit du spectacle que nous donnons gratuitement et à guichets fermés.
Puisque notre parti est notre propriété collective, nous voulons qu’il soit à la hauteur de son histoire et des attentes que des millions de personnes nourrissent encore pour la gauche. Nous avons besoin d’une direction rassemblée et de dirigeants solidaires pour mettre en place immédiatement la rénovation du PS et conduire l’opposition dans la bataille contre la droite et préparer l’alternative.
Les défis européens, sociaux et économiques, il nous faut les relever. Maintenant, tous ensemble !
Si vous avez un compte facebook vous pouvez aussi rejoindre le groupe c’est ici
Respect ! Rassemblement ! Pour la rénovation et contre la droite !
Election du 1er secrétaire national – 1er tour
21 novembre 2008Ont obtenu dans le Finistère :
Inscrits : 2762
Votants : 1917
Blancs et nuls : 52
Exprimés : 1865
Martine AUBRY : 661 (35,44 %)
Benoît HAMON : 470 (25,20 %)
Ségolène ROYAL : 737 (39,52 %)
Nous appelons les socialistes du Finistère à se mobiliser nombreux ce soir pour le second tour de l’élection du Premier secrétaire national, entre Martine AUBRY et Ségolène ROYAL.
Nous choisissons Martine Aubry
19 novembre 2008Demain et probablement après-demain, les militants socialistes vont devoir voter et choisir leur 1er secrétaire national et leur 1er secrétaire départemental pour conduire et diriger le parti.
Les enjeux qui se posent à lui revêtent une telle importance qu’il nécessite de chacun d’entre nous un choix clair et résolu. Les militants devront se prononcer en leur âme et conscience, et se convaincre que leur choix, en ces heures critiques, déterminera la teneur du message socialiste au pays, à l’Europe dans les années qui viennent.
Le 6 novembre, nos suffrages n’ont pas tous portés sur Martine Aubry, mais nous considérons qu’elle est aujourd’hui la plus à même, parmi les candidats en présence, d’incarner le renouveau dont notre parti a besoin. Face à une crise internationale d’une ampleur sans précédent, face à la brutale offensive de Nicolas Sarkozy contre notre modèle social, elle seule nous semble en mesure de fédérer les énergies afin de construire une alternative crédible et ambitieuse à un système économique à bout de souffle, miné par ses excès.
Nous comptons vraiment sur chacun d’entre-vous car notre parti, plsu que jamais dans son histoire récente, est aujourd’hui à la corisée des chemins.
Marc Coatanéa, Bernard Poignant,
Patricia Adam, Marylise Lebranchu, Jean-Jacques Urvoas, Gilbert Le Bris, députés
Jean-Luc Fichet, sénateur
Richar Ferrand, Michael Quernez, Gilbert Monfort, Joëlle Huon, Pascale Mahé, Roger Mellouet, Nathalie Sarrabezolles, Réza Salami, Jean-Paul Le Roux, François Riou, Daniel Créoff, Yvon Le Bris, Yvon Berthou, Nathalie Conan, Jean-Luc Polard, Raynald Tanter, Dominique Trétout, Georges Kergonna, conseillers généraux du Finistère
Gérard Mével, Jean-Claude Lessard, Forough Salami, Nathalie Bernard, Dany Bellour, Véronique Hériaud, conseillers régionaux de Bretagne
Sébastien Miossec, Yohann Nédélec, Alain Queffélec, Jacques Juloux, Daniel Couic, maires
Annick Phan, Pierre Karleskind, André Jugan, Jean-Michel Le Bihan, Marie-Hélène Jestin, Renaud Sarrabezolles, Florent Gayte, Thierry Nerzic, Yves Garçon, Roland Greuzat, Christiane Simon, Michel Dath, Karim Ghachem, Jacky Le Nen, Jean-Marie Hamon, Franck Respriget, Catherine Merlin, Paul Uguen, Eliane Auffret, Hervé Gouédard, Renée Guerec, Guy Le Sergent, Bernard Dalis, secrétaires de section


